Acte II.

“Masque sur le nez, attestation remplie, papier d’identités : c’est bon je peux sortir.” Comme un air de déjà vu, comme un sentiment de repeat again, mais cette fois avec le soleil en moins.

J’ai crée ce site lors du (premier) confinement, je précise pour ceux qui ont réussi à passer à travers mes spams quotidiens, que j’y ai partagé pendant plus d’un mois, des témoignages vidéos de jeunes, qui vivaient le confinement chacun à leur manière. Une fois la vie “”normale”” reprise, je l’avais mis de côté. L’idée de le réactiver un jour était présente, mais je ne pensais vraiment pas que ce serait en étant de nouveau confinée.

Ce nouveau lockdown à un goût amer. Le premier ayant déjà laissé des séquelles. Certains ont perdu leur job, d’autres en ont retrouvés et ont a présent peur de le perdre. Les couples sont à nouveaux mis à l’épreuve, et les célibataires du confinement n°1, se posent la question de “Comment vais-je trouver l’amour en ces temps difficiles ?” Les sites de rencontre vont-ils à nouveau voir leur nombre de téléchargements augmenter de manière exponentielle ? Et puis les sportifs du dimanche ont finalement pris leur abonnement dans une salle de sport qui vient de fermer. Etc. Etc. Etc. 

Après l’été quasi normal que nous avons pu passer, on s’est tous pris à rêver, à avoir de nouvelles envies, des projets. Et nous voilà tous finalement : confinés. Alors oui, cette ré-édition parait moins drastique. La France n’est qu’à moitié mise sur pause à en croire les storys Instagram. Les attestations de déplacement dérogatoire sont beaucoup plus nombreuses. Et puis la peur semble moins présente. Et pourtant…

Je pense qu’aujourd’hui, à la différence du mois de mars, nous avons tous été au minimum cas contact, au mieux “cas contact de cas contact.” Il est donc difficile de s’enfermer, puisque depuis 5 mois nous “apprenons à vivre avec le virus.” A ce jour la Covid-19 aurait causé la mort de plus de 36 000 personnes en France. Je ne donnerai pas mon avis sur les mesures prises, ni sur la gestion des politiques depuis le mois de mars. Je dirais juste qu’il y a beaucoup d’incohérences et que cette crise sanitaire soulève de nombreuses problématiques, comme notamment celle des moyens dont dispose (ou non) les hôpitaux.

“Ça va être horrible. “

Mais ce que je constate, dans mon cercle de proches, c’est un moral en berne. Il est difficile pour beaucoup d’encaisser, en gardant le sourire. J’entends aussi beaucoup d’adultes dire “Ah les jeunes, je vous plains !” Alors c’est vrai que notre génération risque de payer les conséquences de cette crise pendant de longues années. Il est vrai aussi que j’aimerais pouvoir sortir en toute liberté, pouvoir travailler dans des conditions normales. Je meurs d’envie de prendre un billet pour partir explorer le monde, danser en boite de nuit me manque, et faire à nouveau du sport chez moi me fatigue d’avance.

Ceux qui me connaissent savent que j’aime bien râler, mais j’essaye quand même de voir le bon côté des choses, car pour moi il y a toujours pire. C’est pourquoi j’ai eu l’envie et le besoin d’écrire cet article où billet d’humeur (pour ceux qui sont dans la profession).

Oui la période est compliquée, mais elle l’est pour tout le monde, sans exception. Nous sommes actuellement entrain de vivre ce que nos descendants apprendront à l’école. Je pense que la meilleure façon d’appréhender ce mois de novembre (j’espère pas décembre quand même), est de manière solidaire. Ne pas se refermer sur soi, avec notre bol de soupe et notre Netflix, au contraire ! Prendre des nouvelles de nos proches, continuer tant bien que mal nos activités, dédramatiser nos petits soucis, en réfléchissant à ceux des autres et en se disant que tout finit toujours par passer ! Et puis se dire que si on est renfermés, c’est pour éviter de continuer de contaminer… Alors oui, c’est très facile à dire, moins à faire. Mais si j’ai bien appris une chose depuis le dé-confinement n°1 c’est que le négatif entraine du négatif, et l’inverse, du coup, fonctionne aussi.

J’ai lu récemment l’autobiographie de Sabrina Perquis, « Je devais mourir à 7 ans. » Ce livre porte un beau message, celui de l’amour de la vie, qu’importe ce qu’il s’y passe, tant qu’on est en vit.

Alors comme j’aime dire : Hauts les coeurs.

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