MERCI.

Bonjour à tous, 

Depuis à présent un mois je publie, deux fois par semaine, des témoignages de jeunes confinés.           

Ce projet, qui est venu sur un coup de tête après l’annonce d’Emmanuel Macron, le lundi 13 avril dernier, a été très bien accueilli, et je voulais vous dire merci ! En un mois il y a eu près de 4 000 visiteurs sur le site et plus de 9 000 visites. 

Pour être honnête je n’avais pas réellement d’attente, mais j’ai été touchée par les messages d’encouragement que j’ai pu recevoir de la part de proches, mais aussi de connaissances, voir même « d’inconnus. » 

Le métier de journaliste est pour moi un métier de partage. Je l’ai choisi il y a plusieurs années maintenant car j’aime aller vers l’autre, apprendre de lui et partager nos vécus. Alors oui les journalistes posent des questions, et certaines questions peuvent déranger. Il faut savoir oser, parfois déranger. Mais je pense que cette profession permet de créer un échange positif, s’il est fait avec respect et bienveillance. C’est un métier qui sert avant tout à informer.

Les personnes que j’ai pu interviewer m’ont toutes apprises quelque chose. Que ce soit l’imagination de Nadège, l’empathie de Jonas, la pugnacité mise par les créateurs d’Un abri qui sauve des vies. J’ai appris aussi en voyant l’amour entre Stéphanie et Mathieu, le calme et la sérénité de Nesrine, la capacité d’adaptation de Orégann et la force de vie d’Alexandra. Ces témoignages ne traitent pas de sujets spécifiques comme la politique, l’économie ou encore l’écologie. Mais ils traitent de la vie. La vie de tout un chacun, dans laquelle on peut tous s’identifier, se retrouver.

À présent la période de confinement est finie, et j’espère que nous n’aurons pas à y retourner. On m’a demandé cependant, si j’allais continuer de publier des témoignages. Pour l’instant je ne compte pas arrêter, même si je ne posterai plus qu’un témoignage par semaine, celui du dimanche 19 heure. Le confinement a laissé des séquelles, et il y a encore des sujets que j’aimerais aborder. Je réfléchie également à une série de reportages, une fois que la vie « normale » aura repris son cours…

Je tenais aussi à partager un article que j’ai écrit quand j’étais encore à l’Institut Européen de Journalisme. On avait eu 45 minutes pour écrire un article à partir de la phrase : « Je suis ici ». Je l’ai retrouvé dans mon ordinateur pendant le confinement, et j’ai eu le sentiment que ce texte pouvait s’adapter à la situation actuelle. En effet beaucoup ont pu se plaindre, ou se plaignent encore car l’enfermement ce n’est pas super, et que les restaurants n’ont toujours pas ouvert. Alors oui, c’est vrai, et moi-même j’ai râlé. Pourtant si on se pose deux secondes, beaucoup d’entre nous ne sont pas les plus à plaindre. 

J’en profite d’ailleurs pour remercier encore une fois toutes les personnes qui ont travaillé pour aider. Que ce soit le personnel soignant, les bénévoles, les employés des commerces de premières nécessités, et toutes ces personnes qui ont oeuvré pour que notre confinement se passe dans les meilleures conditions possible. MERCI.

merci

Vous êtes ici, ici chez moi, ici dans mon paradis, bienvenue. 

Je vous ai fait venir ce matin, pour vous embarquer avec moi dans le tourbillon de la vie. Cette vie pleine de surprises, de rebondissements, d’inconnues. Cette vie qui parfois nous rend malheureux, en colère, anxieux. Cette vie qu’à chaque instants certains quittent et d’autres rejoignent. Pourtant si vous êtes ici c’est que vous êtes en vie. Et n’est-ce pas une chance ? 

Je suis ici car je suis une amoureuse de la vie, une amoureuse des beaux moments, des rencontres, des rires. Mais aussi des pleures. Je passe autant de temps à pleurer de rire qu’à pleurer de tristesse, énervement, épuisement. Mais si je pleure c’est que je ressens, si je ressens c’est que je suis en vie et donc ici. J’essaye constamment de prendre conscience que l’horloge avance, afin de saisir la chance qu’on a, à chaque instant, d’être ici. 

Ce fameux ici dont je parle c’est partout et n’importe ou à la fois. On devrait apprécier ici à tous les instants, même les plus horribles, même lorsqu’on à l’impression de toucher le fond et de détester cette vie. « Quelle journée de merde » cette expression trop souvent employé devrait être bannie de notre vocabulaire. Pourquoi ? Tout simplement car il y a toujours pire, et il y aura toujours pire. Même quand on pense que le mal que l’on ressent nous tue, réalisons que seule la mort le fera. L’existence n’est pas simple, être ici sur terre là où tout n’est pas rose, certes. Mais on est seul maître aux commandes. 

Les deux seules choses que l’on ne peut pas contrôler sont la météorologie et la mort, ce ciel parfois sombre, parfois lumineux qui est constamment au dessus de votre tête, ce « là bas ». Pourquoi êtes vous ici sur cette chaise en cours, peut être même à vous plaindre pendant que d’autres sont entre l’ici et le là bas sur leur lit d’hôpital ? L’inconnu fait peur, ne pas savoir inquiète. Ou sommes nous et pourquoi nous y sommes ? La force du destin et du hasard, la volonté de croire que rien n’arrive par hasard et que tout finira par s’élucider et prendre le chemin que nous désirons. À vous de prendre conscience de votre ici, de choisir pour votre vie. 

Changer ce qui vous déplait, accepter les défaites, supporter vos peines. Dans tous les cas c’est ici que ça se passe, ici sur cette terre, peut-être pas là où vous êtes actuellement, peut être à des millions de kilomètres, ça c’est à vous de le savoir. Mais quoi qu’il arrive vous serez toujours ici, dans le coeur des personnes qui vous aime. Alors, vous embarquez ? 

Méryl Bosco 

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